Longo Maï
- L'abeille lunaire

- 7 janv.
- 2 min de lecture
Pourvu que ça dure
Car jamais je ne me suis senti.e chez moi quelque part avant de fouler cette montagne givrée. Est-ce que j'exagère ? Toujours, mais c'est un autre sujet.

Givré ? Qui l'est ? Tout le monde l'est un peu là-bas, tout ce joli monde est si bien hors du monde. Valeurs appliquées, hymnes de libertés, imperfections discutées, cultiver les tomates et la bienveillance. Attention addiction, la montagne risque de rester une arrière-pensée, plus ou moins intrusive, plus ou moins confortable, toujours tentante.

"Interdit d'interdire" criait-on, exigeait-on en 68,
qu'est-ce que ce dicton est devenu ? Plein de choses, pour être honnête, plein de paradoxes, d'erreurs, de tâtonnements, mais aussi plein de jolies choses. De l'épuisement au ras-le-bol, de l'ambition à la communauté, de la communauté à la famille, ce qui pour elleux est une évolution dans le temps est pour nous, voyageur.euses de passages, un pas de géant.
Etrange de retrouver, au milieu de toustes ces adultes, de toustes ces gentes ordinaires et étranges, nos rêves et espoirs d'enfants.

L'amour j'y ai toujours cru,
mais c'est seulement là-bas, je dois l'admettre, que j'ai accepté de croire qu'il sauvera le monde.
Aimer seul.e ou aimer ici, là où tout est acte,
espoir concret et tentatives engagées,
c'est comme un bouquet de fleur dans l'esprit déprimé,
c'est un sourire chaleureux à cet.te amoureux.se désabusé.e
Oui, j'ai souri aux toilettes en lisant cette phrase.
On a le sourire facile à Longo Maï... et pourvu que ça dure, longtemps.

Merci pour cet accueil,
cette expérience dont je resterai à jamais changé.e,
ces découvertes, ces réflexions,
mais surtout cet amour,
merci d'exister.
signé : une abeille lunaire
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