Dans tout le village elle cria qu’il était irresponsable d’avoir laissé une enfant s’aventurer dans la forêt toute seule, dans tout le village elle s’indigna qu’à cette époque les loups sauvages existent encore, dans tout le village on lui dit de se taire car, après tout “il n’y avait pas mort d’homme”.
“Non, répliqua la jeune femme, il y a mort de femme.”
Sommes-nous d'abord des politiciens, des "citoyens", ou des êtres vivants doués d'empathie et d'intelligence ? Je me le demande vraiment, sans sarcasme ni rhétorique. Les frontières sont comme des murs qui nous empêchent de voir au-delà de notre routine privilégiée, qui nous empêchent d'imaginer la torture que subissent des personnes à quelques milliers de kilomètres de nous. Peut-être que cela paraît loin, mais je vous assure que la cruauté marche plus vite que nous.